Dimanche 27 mai 2012 7 27 /05 /Mai /2012 14:51
Par Chantal FORMAGGIO - Publié dans : Actualités
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Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 13:44

 

 

Etat des lieux 2010 - Attentes & Perspectives

3 enseignements majeurs

 

Les trois enseignements majeurs livrés par le 1erbaromètre du bien-être au travail des français sont de tonalité contrastée. Certains sont inquiétants, d’autres encourageants. Ils indiquent clairement la nécessité et l’intérêt d’agir : les salariés tirent la sonnette d’alarme mais reconnaissent les bienfaits des actions lorsqu’elles sont menées.

 

  1. Le niveau de bien-être au travail est jugé majoritairement satisfaisant par les personnes interrogées. Mais il semble s’être dégradé depuis 6 mois. Une proportion importante de personnes estime que leur travail actuel est susceptible de leur causer de graves problèmes psychologiques.

  1.  
    • Le niveau de bien-être est perçu comme satisfaisant pour 64% des français.

    • Mais 45% d’entre eux considèrent qu’il s’est dégradé au cours des 6 derniers mois (59% dans les entreprises de plus de 500 personnes)

    • 33% des salariés estiment que leur travail peut provoquer de graves problèmes psychologiques, et une majorité d’entre eux (54%) ne saurait pas vers qui se tourner pour avoir de l’aide.

  1. Qu’il s’agisse des cadres, des agents de maîtrise, des employés ou des ouvriers, le bien-être au travail représente un vrai sujet. Il correspond à des attentes fortes et très concrètes.

  1.  
    • 88% des personnes interrogées jugent le sujet du bien-être au travail important.

    • Bien-être au travail et productivité sont directement liés : 42% estiment que leur performance est affectée par le manque de bien-être.

    • La visibilité professionnelle, le temps accordé au dialogue dans l’équipe, l’écoute du management et le confort de l’environnement de travail sont les axes clés à privilégier.

 

  1. Bien qu’encore récente et insuffisante, l’action des entreprises sur le bien-être au travail est reconnue et semble même être efficace pour les individus en bénéficiant.

  1.  
    • Un an après le plan d’urgence sur le stress du Ministère du travail, seules 21% des personnes interrogées ont le sentiment que leur entreprise en fait plus pour lutter contre le stress.

    • Mais 86% des salariés des entreprises qui ont pris des mesures sont satisfaits de leur niveau de bien-être contre 64% en moyenne. Leur niveau de stress est également sensiblement plus faible.

    • C’est dans le domaine de l’organisation du travail dans l’entreprise et de la reconnaissance du travail que les efforts ont été le plus perçus.

Attentes et perspectives

Un niveau de bien-être au travail globalement satisfaisant

Près de deux salariés sur trois estiment que leur niveau de bien-être au travail est actuellement satisfaisant, même si la très grande majorité d’entre eux sont « plutôt » satisfaits.

Par ailleurs les salariés trouvent dans le travail en équipe, la coopération une source de satisfaction majeure. Il y a dans ces indicateurs positifs des leviers certains de conduite du changement.

Des salariés inquiets de la dégradation de leur qualité de vie au travail

Mais le bien-être se détériore, notamment chez les cadres... Si leur niveau de bien-être reste supérieur à celui des autres catégories socioprofessionnelles, il s’est dégradé pour 47% d’entre eux. Ils expriment clairement le besoin de visibilité professionnelle comme source de mieux être, attente en lien avec l’impact des deux années de crise sur leur carrière et leur rémunération. Le confort du poste de travail et les espaces de détente sont attendus avec la même intensité que le besoin de temps et de moyens pour mieux assimiler les très fortes évolutions qu’ils rencontrent (métier, structure). Enfin ce sont les cadres qui sont les plus critiques sur les conséquences du développement des outils de communication qui impactent leur concentration et leur niveau de stress.

 

 Mais aussi au sein de la maîtrise. Elle exprime un besoin de reconnaissance très fort. Le malaise des cadres ont désormais un impact direct sur les agents de maîtrise qui déplorent fortement le manque de soutien et de dialogue en cas de difficulté. Ils souhaitent disposer d’un accès plus facile à leur supérieur hiérarchique. Ils manquent de temps pour résoudre les problèmes de stress et les conflits qu’ils rencontrent au quotidien. La moitié d’entre eux estime que leur bien-être au travail s’est dégradé au cours des 6 derniers mois. C’est eux qui souffrent le plus fréquemment de troubles du sommeil et de l’alimentation dus au stress. Le niveau de malaise de la maîtrise est préoccupant.

 

Le point de vue des employés semble à l’heure actuelle un peu moins alarmant, bien que certains motifs d’insatisfaction soient clairement mis en exergue. Les aspirations d’évolution professionnelle et de reconnaissance s’expriment tout aussi fortement que chez les cadres ou au sein de la maîtrise. Les attentes vis-à-vis de la hiérarchie et de moyens permettant de réduire les tensions sont aussi assez fortes. La dégradation du bien-être est ressentie de manière moins aigue qu’au sein des autres catégories de salariés ; il n’en demeure pas moins qu’ils paraissent particulièrement exposés à la fatigue et à l’irritabilité. Leurs attentes ont trait à la visibilité sur leurs perspectives d’évolution et à l’amélioration du confort du poste de travail et des espaces de détente.

 

Les ouvriers tirent la sonnette d’alarme. Leurs motifs d’insatisfaction et de mal-être sont nombreux et très divers : manque d’épanouissement professionnel, mécontentement relatif aux rapports entretenus avec leurs supérieurs hiérarchiques, manque de temps pour assimiler les changements qui touchent leur métier, rythme de travail jugé inadéquat,

Surtout, ils sont ceux qui souffrent le plus d’intenses fatigues et de troubles musculo-squelettiques. La pénibilité est fortement ressentie. Physique, la souffrance des ouvriers est également psychologique.

En quête d’épanouissement et de reconnaissance, quatre ouvriers sur dix disent même avoir des difficultés à éprouver du plaisir dans leur travail au quotidien.

Parmi les salariés « en détresse » (1 sur 10 selon Ipsos) la majorité appartient au monde ouvrier d’entreprises de taille moyenne. Ils considèrent comme élevé le risque de connaître des troubles psychologiques graves (dépression, épuisement professionnel), d’autant qu’ils ne savent pas vers qui se tourner pour trouver du soutien et de l’aide en cas de graves difficultés.

 

La situation des salariés du privé se dégrade et les attentes sont à la mesure de l’inquiétude. La détérioration du bien être concerne tout particulièrement les entreprises de plus de 500 salariés, mais aussi les petites entreprises de 10 à 49 salariés.

 

Le niveau de bien-être est supérieur au sein du secteur public (71% au lieu de 61%), et pourtant le risque de « burn out » est plus important chez les fonctionnaires : ils sont aussi nombreux que les salariés du privé à considérer que leur bien-être s’est dégradé au cours des six derniers mois. Ils ressentent un niveau de stress élevé et sont particulièrement sujets à des troubles du sommeil ou à des moments d’intense fatigue. Ils déplorent un manque de visibilité sur leur évolution professionnelle, et jugent majoritairement que leur travail n’est pas apprécié à sa juste valeur. Ils expriment un besoin de temps d’échange sur le travail et les améliorations à apporter.

 

Le bien-être au travail : puissant vecteur d’engagement des salariés français

Pour améliorer leur bien-être au travail, les salariés plébiscitent plus le dialogue que la formation. Pour plus de bien-être dans leur vie professionnelle en général, ils demandent avant tout de la visibilité sur leur évolution professionnelle.

Pour accroître leur bien-être dans l’exercice quotidien de leur travail, l’amélioration du confort des postes de travail ou des espaces de détente, ainsi que la possibilité de dégager du temps pour discuter en équipe des moyens permettant de réduire le stress et les conflits constituent selon eux les pistes les plus pertinentes.

Une meilleure écoute et une plus grande disponibilité de leur supérieur hiérarchique leur paraît également nécessaire.

www.capital-sante.fr

Par Chantal FORMAGGIO
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Mercredi 9 mai 2012 3 09 /05 /Mai /2012 10:58

  Avec la crise, les managers demandent de gros efforts de leurs équipes. Comment maintenir la pression sans stresser ses salariés ? Réponses avec Philippe Rodet, membre de la Commission des risques psychosociaux au ministère du Travail.

Jean-Louis Marrou pour LEntreprise.com, publié le 04/11/2009



Lorsque l'économie peine à repartir, lorsque les équipes menacent de flancher, lorsque des entreprises sont confrontées à la douloureuse question du suicide, le pire, selon Philippe Rodet, c'est de ne pas accepter que l'être humain a des limites. L'analyse de ce médecin mérite attention.

C'est le point de vue d'un humaniste, inspiré par les missions de sa jeunesse en Afrique ou à Sarajevo, par son expérience de la médecine d'urgence, et surtout par un patient travail de recherche sur la motivation. Avec la crise, les managers ont exigé de gros efforts de leurs équipes. Ils se demandent s'ils pourront maintenir la pression sans dommage. Philippe Rodet : Ils ont raison d'être vigilants, même si le pire semble derrière nous. Dans sa phase aiguë, toute crise économique génère du stress, mais rarement des drames.

Quand on a une source d'inquiétude majeure et que l'on se trouve en situation de stress, l'organisme sécrète une plus forte quantité de neuromédiateurs. Il est hyperstimulé, il s'adapte et survit. Mais quand vient le moment où l'on se dit "c'est moins méchant", quand la situation s'améliore un peu, l'organisme entre dans une phase critique car il reçoit beaucoup moins de neuromédiateurs. Nous sommes dans cette phase.

De plus, avec la grippe A, un certain nombre de mesures de précaution risquent d'amplifier le phénomène. En demandant aux personnes de ne plus se serrer la main le matin, ou de ne plus se faire la bise, on risque de casser la convivialité. Or, la convivialité est l'un des moyens de diminuer la toxicité du stress.

La motivation permet aussi de lutter contre le stress. Comment agit-elle ?

Ph. R. :Elle met en jeu plusieurs neuromédiateurs et, parmi ceux-ci, la dopamine, hormone du plaisir. Un animal chez qui l'on bloque la transmission de cette hormone ne mange plus, ne boit plus, se laisse mourir. On ne sait pas la fabriquer, mais on observe que la motivation en favorise la production. Pour obtenir de la performance, il faut motiver, et non pas stresser, comme on le pense souvent.

Par ailleurs, quand on sait que l'on va éprouver du plaisir, les hormones du stress, le cortisol et l'adrénaline, diminuent dans le sang. Une étude sino-américaine a montré que la seule perspective d'aller voir un film comique pouvait déclencher ce phénomène 72 heures à l'avance. Mieux, l'hormone de croissance augmente et vient réparer dans l'organisme les dégâts produits par le stress sur l'immunité.

En même temps, l'organisme sécrète des endorphines, qui, elles, de manière indirecte, vont amplifier le plaisir et compenser les dégâts du stress sur notre moral. Nous le savons tous intuitivement. J'ai entendu un jour Christian Lemoine, le président du Creci (Centre de recherche et d'études sur la communication industrielle), dire, dans une conférence : "Un homme qui est en route vers un projet qui le passionne est invulnérable."

N'avez-vous pas remarqué autour de vous, dans les entreprises, que les gens passionnés, les gens actifs sont moins malades ? Oui, le stress est toxique. Mais, ce qui permet d'améliorer la situation, ce n'est pas d'arrêter de bosser.

Ce qui fait plaisir agit donc comme un antidote ?

Ph. R. :Ce qui fait plaisir, mais aussi ce qui est utile. Quand j'étais jeune, j'ai fait un peu de médecine humanitaire. En Afrique, vous avez l'impression de sauver plusieurs enfants par jour. Et vous y prenez plaisir.

Prendre conscience que l'on peut être utile donne du plaisir et protège des dégâts du stress inhérents à de telles missions. L'endocrinologue canadien Hans Selye expliquait que l'altruisme égoïste" diminue la toxicité du stress. Dans l'entreprise, il faut faire en sorte que les salariés se sentent utiles et impliqués.

Bien sûr, c'est plus facile avec un ingénieur ou un collaborateur brillant qu'avec l'ouvrier qui n'a même pas le choix de la pression de serrage de sa machine. Au Canada, pour cette catégorie de salariés, les entreprises ont créé des fondations pour faire en sorte que tous se sentent impliqués dans des projets personnels qui leur tiennent à cœur.

 

Par Chantal FORMAGGIO
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Mercredi 18 avril 2012 3 18 /04 /Avr /2012 17:58

Retrouvez-moi sur le Forum des Séniors au Parc Chanot Marseille les 11 et 12 mai 2012. un événement à ne pas manquer.

 

Téléchargez votre invitation sur le lien ci-dessous.

 

www.forumdesseniors.com

Par Chantal FORMAGGIO
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Lundi 2 avril 2012 1 02 /04 /Avr /2012 08:59

 

6000 auditeurs ont répondu au questionnaire de la grande enquête de Radio France dédiée au travail publiée ce 23 janvier. Verdict : le goût du travail existe encore, mais c'est la dernière priorité après la famille et les loisirs ! Les chiffres pour en débattre...

publié le 23/01/2012




La valeur "travail" serait-elle dépassée ? Ce lundi 23 janvier les antennes de Radio France dévoilent et commentent les résultats d'une grande enquête sur le travail (1) menée auprès de 6000 auditeurs des différentes stations (France Inter, France Info, France Bleu, France Culture, le Mouv'.... L’entreprise livre quelques-uns des chiffres qui rendent optimistes ou au contraire qui fâchent.

La bonne nouvelle ?

Plus de la moitié (55%) des répondants sont contents d'aller travailler le matin (30% de mécontents quand même).
54% estiment par exemple que leur situation personnelle au travail s'est améliorée ces dernières années, 67% chez les plus de 50 ans. Même chez les moins diplômés (qui n'ont pas au moins le bac) une majorité est contente de son sort professionnel : 64%.

La mauvaise nouvelle ?

2/3 des répondant se disent malgré tout insatisfaits au travail :

70% ont envie de changer d'emploi.

A la question "Comment ressentez vous votre emploi ?", seulement 5% répondent "C'est formidable", 25% "C'est bien". Pour 24% "C'est dur mais j'y arrive". Pour 13% "C'est tellement dur que j'ai envie de partir". Pour 25% C'est "Je suis fatigué"... Au total 30% de Français satisfaits au travail et 70% de mécontents !

Rejet de la course à la rentabilité et nostalgie du travail bien fait

Comment expliquer le décalage entre ces 55% de personnes contentes d'aller travailler le matin et ces 70% d'insatisfaits ? Les résultats de l'enquête ont été analysés par un sociologue (Dominique Meda), un médecin psychiatre (Patrick Légeron, spécialiste du stress professionnel ) et un philosophe (Yves Schwartz, qui vient d'inventer une nouvelle discipline, l'ergologie, l'analyse du travail dans sa complexité).

L'insatisfaction chez ceux qui souffrent au travail s'expliquerait par les conditions de travail. Montrés du doigt, la priorité absolue donnée à la rentabilité, la perte et la nostalgie du travail bien fait (qui n'est plus reconnu à sa juste valeur), les managers obsédés par la logique financière... Bref le malaise domine, l'organisation du travail s'est déshumanisée. Travailler perd de son sens.

Le travail n'est plus la priorité...

Dans ces conditions, pas étonnant que le risque de désinvestissement au travail menace. A la question "Quelle est votre priorité dans votre vie ? Travail, Famille Loisirs ? ", le travail n'arrive en tête que chez moins de 12% des répondants (63% désignent la famille, 18% les loisirs). C'est encore plus faible chez les personnes ayant le niveau d'études le moins élevé (8,5% en font leur priorité numéro un dans la vie).

Mais plus inquiétant encore, chez ceux qui ont fait des études supérieures (au moins 2 ans), le pourcentage n'atteint même pas 13% ! "Symptôme du repli sur soi", selon Yves Schwartz, "Montée de l'individualisme" pour Dominique Méda. Les chefs d'entreprise y déploreront une fois de plus l'effet néfaste des 35 heures. Ce que les chiffres semblent corroborer : 74% des personnes répondantes sont favorables à la Réduction du Temps de Travail (14% sont contre). Autre indicateur, les réponses à la question "Le travail est il selon vous un droit, un devoir, ou une obligation ? " :"Un droit" recueille 48% des avis, "Une obligation" 30%, "Un devoir" 16% seulement...

...L'argent non plus !

Le questionnaire proposait de choisir deux qualités principales parmi huit qu'apporte "le travail idéal", moins de 10% mentionnent un job "qui rapporte beaucoup d'argent" loin derrière un job "qui laisse beaucoup de temps libre". Les principales qualités du travail idéal seraient en fait d'abord un job "qui permette de continuer à apprendre" (48%) et un "travail qui donne l'impression de réussir quelque chose" (40%). Pour le sociologue Dominique Meda, c'est bien le signe que les l'épanouissement personnel "a pris le pas sur les attentes matérialistes !". D'ailleurs pour leurs enfants, 75% souhaitent "un métier épanouissant" et seulement 3,5% un "métier qui rapporte de l'argent"...

Au slogan sarkozyste "Travailler plus pour gagner plus" (qui ne recueille plus que 4% d'adhérents), on préfère le "Travailler autant pour autant d'argent mais travailler mieux" (51%) ou à la rigueur "Travailler moins pour travailler tous" (36% d'adhérents).

"Gagner plus n'est vraiment pas au centre des préoccupations d'un vaste échantillon de personnes qui à 70% estiment qu'un salaire net inférieur à 2000 euros permet de vivre correctement", observent les auteurs.

(1) Retrouvez l'intégralité des résultats, des analyses et des commentaires à dans l'ouvrage "Quel Travail Voulons Nous ?" Editions les Arênes 18€50).

 

Par Chantal FORMAGGIO - Publié dans : Entreprises
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